film hustlers un groupe de femmes marchent dans un centre commercial

Je ne sais pas toi, mais personnellement j'ADOOORE regarder des films d'action avec des héroïnes. J'aime voir des personnages féminins badass botter les fesses aux méchants, j'aime les voir monter des plans d'arnaque machiavéliques pour arriver à leurs fins et toucher le jackpot, et surtout, j'aime ces prises de vue où elles marchent avec assurance comme des queens, le tout sur une musique de fond à la Rihanna.


Depuis la pandémie (plus connue sous le nom de l'année-où-nos-vies-se-sont-arrêtées), ces films sont devenus mon rock, mon évasion dans un monde où moi aussi je fais du karaté, moi aussi je contourne les lois de la société avec l'intelligence d'un renard (alors qu'en vrai je ne suis même po capable de frauder pour un ticket de métro de peur qu'une squad vêtue de noir me fonde dessus à peine le tourniquet passé), et où MOI AUSSI, je peux me barrer sur une île paradisiaque avec du flouz plein les poches pour aller me dorer la pilule au soleil.


Alors, partante pour 1h30 de doux déni dans ton canapé ? Voici ma sélection du moment ! ;-)



scène du film spy, héroïne sur un scooter

Spy


On commence avec une comédie haute en couleur avec la drôlissime Melissa McCarthy dans le rôle de Susan. Susan a un métier plus qu'original, puisque son rôle est de seconder des agents secrets sur le terrain en les guidant grâce à une communication par oreillette. Depuis toujours amoureuse de son partenaire, beau comme un prince mais, en tout honnêteté, con comme un balai (joué par Jude Law), son coeur se brise quand il se fait tuer lors d'une mission. Encouragée par sa collègue et amie (parce qu'on a toujours besoin d'une BFF pour nous secouer), Susan qui a en fait réussie sa formation d'agente de terrain haut la main mais qui est toujours restée dans l'ombre, décide de reprendre la mission en main pour venger son partenaire.


Talentueuse, maladroite et cool as hell, le personnage de Susan m'a faite rire autant qu'il m'a donné l'impression que moi aussi, je pouvais terrasser mon copain d'un coup de pied dans la face. Enfin, avant de me buter l'orteil contre la table basse. Et de me tordre le poignet en atterrissant sur le canapé. Le tout sous le regard navré de mon compagnon, en train de se dire que ce n'était pas une bonne idée de me montrer ce genre de film, parce que je vais encore être énervée pour aller me coucher.



scène du film ocean 8 avec tous le clan

Ocean 8


On continue avec la célèbre saga des "Ocean". Il aura fallu 3 films avant que les gars se disent que ce serait sympa de faire un casting féminin pour changer, mais ENFIN, nous avons aussi notre Ocean à nous. Alors oui, Ocean ce n'est pas du grand cinéma à la base, mais le concept garde un potentiel divertissant tout à fait honorable. Le casting est en plus vraiment nice, avec Cate Blanchett (ma star, mon héroïne, ma MADONNE), Sandra Bullock, Anne Hathaway, Mindy Kaling, Helena Bonham Carter (mais si, celle qui est dans tous les Tim Burton), Sarah Paulson (que j'ai adoré dans Ratched) et Rihanna.


Que vous dire sans vous spoiler, si ce n'est qu'il s'agit bien évidemment d'une histoire de cambriolage audacieuse et tirée par les cheveux AU POSSIBLE. Il y a du glam', du complot, de l'humour et de bons rebondissements. De quoi passer un bon moment !



film tomb raider lara croft avec des armes aux mains

Tomb Raider


Alors il faut savoir que de base, j'adorais quand j'étais petite la première version des films Tomb Raider avec Angelina Jolie. Oui elle était très sexualisée, oui tout était cliché, mais ma foi c'était pas mal la seule référence d'héroïne d'action à l'époque. Aussi, coincée un jour sur un vol transatlantic avec pour seule objectif de vie de m'assommer de films pour rendre le voyage plus rapide et me retenir d'étouffer le bébé qui hurle depuis 3h dans les bras de sa mère (oui parce qu'il y a toujours un bébé qui pleure sur un vol de 7h et plus, et que c'est toujours la mère qui endure le calvaire d'essayer d'endormir la bête sous le regard haineux des passagers), je découvre avec excitation cette nouvelle version de Tomb Raider, revisitée dépoussiérée.


Bon, Lara Croft est toujours aussi obsédée par la disparition de son père archéologue (ça mériterait une thérapie si vous voulez mon avis), mais bonne nouvelle, elle est également toujours aussi casse-cou, tête brûlée et intelligente. Le concept reste le même, Lara Croft part à la recherche d'un tombeau trèèès très vieux perdu dans la jungle, pour retrouver un objet aux pouvoirs mystiques, qui ne doit SURTOUT pas tomber entre les mains d'une secte machiavélique dont les membres, toujours des hommes blancs, hétéro et riches, se réunissent en petites toges à capuche en buvant du sang de vierge dans une coupe (j'exagère à peine).


Lara Croft, c'est THE héroïne à laquelle on pourrait facilement s'identifier. Enfin, en faisant du sport. Et du tir à l'arc. Et de l'escalade. Et beaucoup de boxe. Ah, et en sachant déchiffrer différentes langues mortes sur des tombeaux poussiéreux (oui bien sûr, un an de latin ça compte !). Mais sinon, ça pourrait COMPLÈTEMENT être nous !!


film hustlers jennifer lopez stripteaseuse

Hustlers


Hustlers, un film d'arnaque pour le moins original, est tiré d'une histoire vraie. Destiny, danseuse dans un bar à striptease pour aider sa grand-mère financièrement, trouve rapidement protection sous l'aide de Ramona, une stripteaseuse charismatique et pour le moins débrouillarde. L'argent coule à flot et le club marche bien, jusqu'au crash boursier de 2007 qui fait fuir les traders, principaux clients qui dépensent sans compter.


Loin de se laisser décourager (parce qu'il faut bien payer les factures), le groupe de danseuses imaginent alors une arnaque pour ramener les clients et les essorer de tout leur argent, eux qui ont si bien gagné leur vie à Wall Street au détriment du reste de la société. Tout se passe comme prévu... jusqu'au jour, où rien ne va plus.


Je dirais au passage, que Jennifer Lopez dans le rôle de Ramona, est tout simplement extraordinaire. J'espère que je serai aussi talentueuse et athlétique qu'elle à 50ans. Mais bon, ça implique probablement de faire du sport, alors laissez tomber.


scène film i care a lot dans la maison de retraite

I care a lot


On finit avec un film d'arnaque savoureusement noir. Marla Grayson, une tutrice spécialisée auprès des personnes âgées (riches, de préférence), a non seulement un goût vestimentaire des plus sûrs (je veux TOUTE sa garde-robe), mais également un talent insolent pour profiter de la faiblesse des gens. Son objectif de carrière ? Repérer des personnes âgées pleines aux as, les enfermer dans une maison de retraite sur ordre du juge (tous les prétextes sont bons), et disposer de tous leurs biens pour payer ses "frais de gestion".


Tout roule pour Marla, jusqu'au jour où elle tombe sur une victime pas comme les autres. Fréquentation mystérieuses, lourds secrets, Marla rencontre enfin une adversaire à sa taille qui n'est pas prête de renoncer à sa liberté. Que les hostilités commencent !




Un matin dans mon lit, mon ordinateur sur les cuisses et une tasse de café à la main, je parcours l'actualité dans un demi-éveil embrumé. Jusqu'à tomber sur cet article de Madmoizelle ayant pour titre : "Les Hijabeuses luttent contre « l’exception culturelle française » qui interdit le voile aux footballeuses".


Je me redresse, fronce les sourcils (tu sens la féministe qui se réveille). En parcourant l'article, je découvre que non seulement les footballeuses françaises (qui sont un peu des wonder women à mes yeux) doivent déjà se battre pour obtenir des budgets décents (petite pensée pour les footballeuses rennaises qui ont fait un match en slïpe pour protester contre la Fédération Française de Football qui ne leur fournit qu'un maillot alors que les footballers bénéficient d'un ensemble complet), mais qu'EN PLUS, les sportives qui portent le voile se voient INTERDITES de jouer par la FFF si elles ne le retirent pas sur le terrain ?? (alors que la FIFA, donc la fédération internationale, autorise le port du voile)



Non mais euh, sérieusement. C'est moi ou il y a une franche volonté d'entraver les femmes, une fois de plus ? Pourquoi en France est-on si obsédé par l'interdiction du voile ?



Une voilophobie savamment cultivée



Il faut savoir qu'en France, les femmes portant le voile sont régulièrement mises sous les feux des projecteurs et méticuleusement critiquées dans les médias. Très tôt, on t'explique à toi, la femme blanche athée ou catholique (ou qui a fait sa communion pour faire plaisir aux parents et avoir des cadeaux) qui n'est pas bien au courant de ce que représente ce bout de tissu et qui ne s'était jamais vraiment attardé sur le sujet (parce que bah, on vient de le dire, c'est un bout de tissu), que cette étoffe est en fait un véritable DANGER pour ta liberté en tant que femme, et pire, une MENACE des valeurs sur lesquelles reposent la démocratie française.


Ah booooon ? Wow. Et beh, il cache bien son jeu ce foulard. Mais alors qu'est-ce qu'il fait exactement ? Les femmes le jettent au visage des gens pour les aveugler ? Elles s'en servent pour bâillonner des policiers, pour fouetter les fesses des grand-mères, pour kidnapper des chèvres au lasso ?



- Mais non mais non Micheline, tu n'y es pas. Les femmes s'en servent... (wait for it) POUR MASQUER LEURS CHEVEUX !!

- Ah. Et ?

- Et bien euh, c'est qu'on les OBLIGE à le porter ! Leurs maris, leurs pères... On les voile de FORCE ! Et elles sont tellement sous l'emprise de leur entourage, qu'elles disent choisir de le porter mais...

- Elles se voilent la face ?

- Oh t'es pas drôle Micheline ! On parle de femmes opprimées, soumises à leur maris qui ne veulent pas que d'autres hommes qu'eux les regardent !

- Heeeeen. Bein merde alors, mais c'est vachement négatif cette histoire de voile ! C'est presque un symbole de l'oppression féminine en fait. Et toutes ces pauvres femmes qui ne se rendent même pas compte du calvaire qu'elles endurent. Mais qu'est-ce qu'on peut faire alors, on ne va pas les laisser comme ça, dans notre beau pays, terre des droits des Hommes ?

- Bien sûr que non. Heureusement pour elles, nos merveilleux hommes politiques ont mis en place des lois visant à interdire le port de cet horrible voile pour que l'on n'ait pas à supporter leur vue, enfin je veux dire, pour les obliger à l'enlever, enfin hem, pour les libérer ! Elles ne peuvent ni travailler avec, ni étudier, ni voter, ni aller à la plage, ni faire de sport... Bref, si elles veulent vivre normalement, elles DEVRONT l'enlever.

- Mais... est-ce que ça ne revient pas au même, d'obliger des femmes à retirer leur voile, ou à le porter ?

- Ne soit pas bête, elles seront bien mieux sans.

- Mais si elles veulent VRAIMENT en porter un, ou admettons, qu'on les incite à en porter un, est-ce qu'on ne va pas juste restreindre davantage leurs libertés avec toutes ces lois ?

- ... Tu poses trop de questions, Micheline.




Mais alors, c'est bien ou c'est mal, le voile ?



Alors moi bah, baignée dans cette culture de la haine du voile, je me suis longtemps sentie le cul entre deux chaises sur la question. D'un côté, je voyais les politiques français qui nous martelaient que le voile était un outil d'oppression des femmes. De l'autre, imposer à une femme ce qu'elle doit porter (ou en l'occurrence, ne PAS porter) n'est-il pas en soi opprimant ?


Souvent lors de débats (le plus souvent durant des repas de famille), j'ai sagement gardé le silence plutôt que de dire des bêtises (si seulement tout le monde pouvait faire de même), tout simplement car je sentais bien que mon opinion n'était pas tout à fait formé sur le sujet.


Il m'aura fallu habiter dans un autre pays, et me sortir de cet espèce de lavage de cerveau médiatique pour enfin me forger une vraie vue d'ensemble. Parce qu'il faut savoir qu'au Québec, on s'en BAT LES C' que tu portes un voile. Mais alors, vraiment. On n'en a RIEN à péter. Tu peux travailler, te balader dans la rue, aller chercher tes enfants à l'école, tout le monde s'en fiche.



Ce qui fait que je me suis retrouvée à avoir des collègues voilées. Des clientes voilées. Des copines voilées. Et qu'à discuter avec elles, je ne perçois po DU TOUT qu'on les oblige à quoique ce soit. De ce que je comprends, ça fait partie de leur identité, de leur culture, c'est une manière de s'approprier leur corps et d'exprimer leur religion. Elles sont bien dans leurs baskets, actives et indépendantes.


On est loin du portrait de la femme soumise qu'il fallait sauver contre son gré.


Et je me rends compte dans tout ce battage médiatique qu'on fait en France, qu'on écoute n'importe qui (surtout des hommes) s'exprimer sur le port du voile, des gens qui pour la plupart, ne savent même pas de quoi ils parlent, et que nous n'entendons JAMAIS les principales intéressées. Alors que c'est leurs avis, qui pour moi a été le plus éclairant.



Dire aux femmes quoi faire de leurs corps, le vrai problème en France



Dans le fond, on en revient toujours au même problème. Que ce soit d'interdire aux femmes le port du pantalon (loi abrogée en 2013, LOL), les shamer de porter une mini-jupe dans les années 60, renvoyer chez elles des étudiantes portant un haut qui dévoile les épaules, refuser l'entrée dans un musée à une femme arborant un décolleté, ou interdire aux femmes le port du voile, on prend quand même un malin plaisir À NOUS FAIRE CHIER, et ce avec une constance à travers les âges d'une remarquable assiduité.



En mettant le projecteur sur le port du voile, on se trompe tout simplement de débat. Le vrai nœud du problème en France, et qui est franchement un sacré sac de nœuds, est cette persistance à vouloir imposer aux femmes quoi porter et quoi faire de leur corps, et qui plus est avec une incohérence proche du grand N'IMPORTE QUOI !


Tu portes une robe courte ? T'es une pute. Tu portes un voile ? T'es soumise. Tu portes un décolleté ou un haut transparent ? Tu es vulgaire. Tu portes une jupe sous le genou ? Tu es coincée. Tu portes un pantalon et des baskets, tu n'es pas féminine. Tu portes des talons et une jupe moulante, retour à la case départ, pute pute pute ! (et je peux même te faire une flateline d'arrêt cardiaque : puuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuute !)


Donc pas la peine de se prendre la tête le matin devant la garde-robe hein ! Mettons des vêtements qui nous plaisent, parce que de toute façon, quoiqu'on mette, cela ne conviendra JAMAIS à la société française.



La parole aux principales concernées



Si toi aussi ça t'intéresse d'écouter les vraies personnes concernées par le port du voile, et donc pas des quinquagénaires misogynes et racistes qui font de la politique, ni des animateurs télé ou radio qui font dans le sensationnel parce que c'est vendeur, il existe une myriade de témoignages sur internet !


Voici pour commencer un article sur le blog de Chut les femmes parlent !, où l'une des fondatrices de la plateforme, Stella, raconte son vécu de femme voilée en France et les avantages de s'être expatriée au Québec.


J'en profite pour vous relayer 3 articles sur Slate très intéressants, l'un sur des témoignages de musulmanes qui finissent par aller travailler en Angleterre, lassées des discriminations en France, les deux autres écrits par la merveilleuse Rokhaya Diallo (co-animatrice du podcast Kiff ta race) :

Le voile n’est pas incompatible avec le féminisme.

Peut-on exister dans l'espace public français quand on porte un hijab?


Et pour finir, voici un article inspirant sur le parcours de l'escrimeuse olympique Ibtihaj Muhammad, première athlète US à participer aux JO avec son hijab et modèle de la première Barbie voilée (rien que ça).




audrey hepburn dort dans un lit

Ces derniers temps, j'ai un nouveau projet sur le feu (peux po encore vous en parler, mais j'ai vraiment hâte de le faire). Alors dans mon engouement habituel, je me lance à corps perdu, ne comptant ni mes heures ni mon énergie. Il faut dire que c'est tellement stimulant d'avoir des projets, d'avoir une direction dans laquelle s'investir !


Oui mais voilà. Après un mois de "mais ouiii j'ai le temps de tout faire, exceptionnellement ce soir je vais me détendre un peu moins, allez ce matin je me lève plus tôt...", un problème mathématique finit par s'imposer à moi : j'ai ajouté un nouveau projet à ma to do list, mais le nombre d'heures qui compose mes journées, lui, est resté le même.


Il faut se rendre à l'évidence Marie-Michelle. J'ai po le temps. Je n'ai pas le temps pour TOUT faire.



Pourtant, j'adore l'image de la working girl



J'ai toujours adoré ces films représentant des femmes sur tous les fronts, à la fois investies dans leurs travails ultra stimulants, revenant à pas d'heure de soirées incroyables avec leurs copines, et ayant des vies sentimentales digne des romans arlequins (t'as vu, je suis capable d'avoir des références de vieilles).


Ok elles semblent parfois UN PEU fatiguées, oui leurs vies ont l'air compliquées et un tout ptit peu dysfonctionnelles, mais n'est-ce pas ce qui fait le sel de la vie ? Un café à emporter, une paire de lunettes de soleil sur le nez, hop, ça repart !



J'ai longtemps pensé que dans la vie, tout était affaire de volonté et qu'il suffisait de se bouger pour l'obtenir. On nous l'a bien dit, on peut TOUT avoir les filles ! C'est une question de mérite, bosse, lève-toi tôt, couche-toi tard, bousille-toi la santé s'il le faut et tu verras, le succès sera au rendez-vous.



Je suis trop vieille pour ces conneries



Bah oui mais voilà. Le mois prochain j'aurais 29 ans. Et bien que 29 ans ne soit pas bien vieux, ça l'est suffisamment pour que je me sois déjà brûlé les ailes à plusieurs reprises, à m'écrouler en larmes dans mon canapé parce que je n'y arrivais plus (alors généralement c'est le moment où mon copain essaie de déchiffrer mes onomatopées entrecoupés de reniflements pour comprendre quelle mouche me pique).


Avoir 36 projets en même temps sur le feu, ne s'accorder aucun répits parce qu'une pause d'une heure serait TELLEMENT mieux investie dans une activité productive, faire des journées de malade en s'endormant le soir du sommeil du juste parce que j'ai vraiment donné mon max, et me lever le lendemain aux aurores avec la fierté d'avoir surmonté la fatigue qui rend pourtant chaque parcelle de mon corps cruellement douloureuse, BEEN THERE, DONE IT, NEVER EEEVER AGAIN.



Dans la vie j'ai toujours entendu dire que l'erreur est nécessaire pour progresser, mais qu'il est par contre navrant de répéter encore et encore les mêmes conneries. Et là, ça y est. Je pense qu'au même titre qu'une meuf qui serait retourné trois fois avec son ex, j'ai répété suffisamment le pattern du crâmage de santé pour avoir retenu ma leçon. La working girl qui ne s'écoute jamais, c'est glamour à l'écran, mais ce n'est qu'une fiction. Dans la vraie vie, un burn out a NETTEMENT moins d'allure.



Choisir, c'est renoncer



C'est un proverbe avec lequel j'ai longtemps eu du mal (d'où les crises de larmes), mais quand tes tâches ne rentrent plus dans ton emploi du temps, il n'y a pas dix milles solutions. Il faut choisir. Et choisir, c'es renoncer. Alors attention, renoncer ne veut pas dire : je sors ce projet de ma vie purement et simplement, adios, hasta la vista !


Imaginons par exemple que tu aies des enfants (berk, mais admettons), un travail et que tu soies fan de, euh... de zumba. Voilà, la zumba, c'est l'arc en ciel de ta semaine, mais voilà avec deux gosses et un boulot à temps pleins, bah tu as du mal à faire ta zumba pour te détendre. Et bien ça ne veut pas DIRE que tu dois renoncer purement et simplement à l'une de ces dimensions de ton existence.


Mais si tu veux GARDER la zumba dans ta vie (pourquoi j'ai pris cet exemple ?), ça veut dire qu'il faut accepter que oui, peut-être qu'il va falloir déléguer la garde de tes enfants à quelqu'un d'autre pendant tes séances (ils ont bien un père ces mini humains, non ?), ou encore peut-être qu'il faudra annoncer à ton travail que non, tu ne feras pas d'over time le jeudi parce que le jeudi, LE JEUDI, c'est zumba.



Et je prends l'exemple de la parentalité en plaisantant, mais en fait c'est loin d'être innocent. Combien de potes mères de famille j'ai entendu depuis un an dire qu'elle n'y arrivait plus, avec la pandémie ? Avec toutes ces tâches supplémentaires qui se sont ajoutées à leur agenda, et avec lesquelles elles ont essayé de composer l'air de rien pendant un temps, avant de s'effondrer sous la charge ?


Je le dis, je le répète (et je sais que ça fait suer mais ce n'est pas moi qui fait les règles), c'est mathématique, si une tâche s'ajoute, une autre doit partir (ce qui peut vouloir dire alléger, déléguer, mettre sur pause, ou tout simplement supprimer... je parle des tâches hein, pas des enfants ! Désolé mais j'ai regardé l'affaire du ptit Grégory il n'y a pas longtemps, par tranquillité d'esprit je préfère préciser).


Bref, Marie Kondo elle avait tout compris avec son histoire de pull et d'armoire. Si tu veux faire rentrer une nouvelle fringue dans ton placard plein à craquer, il faut en laisser partir une autre.



Ça ne fait pas de toi une mauvaise personne



On le sait, on vit dans une société qui voue un culte à la productivité. Si tu sais fonctionner 24h/24 telle Shiva avec ses six bras, you rock, si tu as besoin d'un break parce que tu n'y arrives plus, t'es qu'une marde.


Et bein moi je te dis que non. Non tu n'es pas "qu'une marde", non tu n'as pas échoué. Tu es juste une vraie personne, qui vit dans la vraie vie, et dans la vraie vie, on a besoin de temps pour soi et pour se reposer. Si quelqu'un tente de te persuader que tu es juste mal organisée, que tu as un coup de fatigue mais qu'après une bonne nuit de sommeil ça va repartir, ou qu'en fait "c'est juste normal d'être débordée, pourquoi tu te plaints ?" et bein non. Non non et non.


Quand la journée est pleine, la journée est pleine. C'est comme s'assoir sur ta valise pour essayer de la fermer avec tes dix paires de chaussures, tes quinze jeans, trois manteaux, vingt-six pulls et trente T-shirt (bah quoi ? On ne sait pas quel temps il va faire...). La seule chose que tu vas gagner, c'est de péter la valise.





Tout ça pour dire que...



Tout ça pour dire que j'ai fait les maths. Et qu'avec ce nouveau projet top secret, ça ne rentre plus. Alors j'ai choisi.


Je vais réduire un peu la fréquence de mes publications, pour garder toujours autant de plaisir à écrire (ouais quand t'es crevée c'est bizarre mais l'inspiration met VACHEMENT plus de temps à venir). Je veux aussi me donner le temps dont j'ai besoin pour écrire des articles de qualitaye, et ne pas me rusher à sortir quelque chose qui ne me plait pas à 100%, juste parce que c'est la date de sortie (enfin, je n'insinue pas que je fais des articles de grande qualitaye, je dis JUSTE que je veux maintenir le même niveau de qualitaye. Donc si mes articles sont médiocrement passables, je veux juste vous GARANTIR que mes articles resteront médiocrement passables).


Je n'ai pas vraiment d'idée de fréquence de publication en tête, je sais juste que ça ne sera plus rigoureusement hebdomadaire. Mais attention c'est temporaire hein, juste l'histoire de quelques mois le temps de m'occuper de mon autre projet mystérieux. Après, je reprendrai mon rythme habituel !


Voilà. En fait c'est tout moi, je vous ponds un article juste pour dire qu'en ce moment j'ai besoin d'écrire moins d'articles.


La COHÉRENCE à l'état pur Marie-Michelle !



Bienvenue

Je m'appelle Pauline, expatriée à Montréal et blogueuse depuis 2019.

Féministe, accro au curry végé, à la broderie et aux friperies, je suis aussi malpolie, tétue et un véritable danger public à vélo.

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