nolah darling est dans son lit série she's gotta have it

Eh... Est-ce qu'on ne se ferait pas un petit article de fesses ? Je ne sais pas toi, mais j'ADORE les sujets se rapportant au sexe. Il faut dire que ça parle tellement de nous, notre rapport au corps, et surtout, des chèèères injonctions sociétales que nous avons internalisées très tôt dans notre adolescence.


Parce qu'on a beau être seule, à deux, voire à trois dans le lit (mais bon ce n'est pas très sérieux en période de confinement tout de même), si l'on y regarde de plus prêt, c'est toute la société qui bavarde dans ta tête tandis que tu essayes de te concentrer pour te laisser aller au sacro-saint orgasme. Tes parents, tes ex, tes copines, les rédactrices d'article de magazines féminins, les acteur.ice.s de porno que tu as regardé, les gars boutonneux du collège qui balançaient des âneries sur les filles, Emmanuel Macron bien sûr (t'inquiète si ton partenaire hétéro n'est pas réglo, il aura une conversation "d'homme à homme" avec lui), les publicitaires... TOUTE LA SOCIÉTÉ je te dis !



Alors heureusement, plus tu avances dans la vie, et plus tu apprends à déconstruire les bêtises qu'on a voulu te faire croire au sujet du sexe, pour enfin être peinarde dans ta chambre, à profiter d'un moment à toi. Comme on dit, chacun.e chez soi, et les moutons seront bien gardés.


J'avais prévu d'écrire en une fois au sujet de plusieurs idées reçues sur le sexe, avant de me rendre compte que j'étais déjà rendue à la fin de mon article, RIEN qu'avec la première idée reçue ! Je ne me doutais pas que je serais aussi prolifique, mais preuve en est que le sexe est véritablement un sujet de conversation INTARISSABLE.


Fais que, il semblerait qu'on va souvent parler de cul sur les MOeufs au Plat ces prochains mois. Pô le choix, z'avez vu la taille du chantier ?


Je précise que dans cet article, je parlerai de rapports hétérosexuels, tout simplement parce que c'est ce que je connais le mieux d'expérience personnelle (et que toi-même tu sais, je tape toujours dans le tiroir souvenir souveniiir pour écrire), mais le sujet d'aujourd'hui s'applique bien évidemment à tout type de couples.


Alors allons-y pour une première idée reçue qui a encore la dent dure en matière de rapports sexuels :


"La douleur fait partie de la sexualité d'une femme."


La fameuse "première fois" qui fait mal



Cette idée que la douleur fait inévitablement partie de la sexualité d'une femme, on nous la vend très jeune, avec la fameuuuse expérience de la première fois.


(Et non, je n'utiliserai pas cette expression débile de "perdre sa virginité" qui insinue qu'on perd quelque chose en couchant avec quelqu'un, moi dans la vie je perds mes clés, je perds patience, je me perds MOI-MÊME dans la rue, mais s'il y a bien un endroit où je n'ai jamais rien perdu, c'est dans un lit.)


(... peut-être le courage de me lever pour aller travailler, mais c'est tout)



Excusez mon aparté, je reprends donc. Dans le cadre d'un premier rapport hétérosexuel, un jeune homme est psychologiquement conditionné à se préparer à découvrir l'EXTASE (mais elle ne durera certainement que dix secondes, ne t'enflammes pas), tandis qu'une jeune femme doit s'attendre à serrer les dents car elle va avoir MAL. Et bien oui voyez-vous, nous sommes équipées d'un hymen tendu comme une peau de tambour qu'il va falloir DÉCHIRER, à la suite de quoi nous allons nous vider de notre sang tandis que notre partenaire nous lancinera de coups de butoir douloureux et maladroits.


Tout un programme, on s'en RÉJOUIT à l'avance ! (C'est à se demander comment on en est venue à coucher avec quelqu'un) Alors on nous précise tout de même, faites-le avec un gars pour lequel vous avez des sentiments, que ça sauve un peu le souvenir et que le jeu en vaille la chandelle, parce que ce sera le seul truc positif de l'expérience !


En bref, qu'on soit prévenues, notre vie sexuelle commencera dans la douleur.



Tu t'ennuies au lit ? ... Tu as lu, 50 Shades of Grey ?



Quand un couple hétéro commence à s'ennuyer un peu au lit (après 80 missionnaires, 20 levrettes et un coup sur le lave-linge), la suite logique que l'on nous suggère souvent pour "pimenter un peu les choses" est de se tourner vers des pratiques plus audacieuses, comme la sodomie ou le sadomasochisme soft... J'ai dit audacieuse ? Ah non 'scusez, je voulais dire DOULOUREUSE ! Et pour qui ? Pour la femme bien sûr ! Il n'est pas pour monsieur, ce plug anal flambant neuf !



Après tout, rien de tel qu'un anus plus serré qu'un vagin ou que de fouetter une paire de fesses rebondies avec une cravache. Madame a mal ? Oui mais elle a l'habitude, elle sait endurer la douleur au point que cela devienne même une sorte de plaisir ! (Attendez vous êtes capable de vous épiler, d'avoir vos règles tous les mois et de mettre des enfants au monde, la douleur c'est la routine pour vous !) Et puis entretenir un couple, c'est du boulot, ça demande parfois quelques efforts. Pour les femmes, hein.


Et je me dis mais bon sang, c'est quand même illogique ce raisonnement ! On se fait chier, on a moins envie l'un de l'autre, et on se dit "Tiens, et si je te faisais un peu mal ? Ça devrait te redonner envie, non ?". Est-ce que le bon sens ne voudrait pas que l'on cherche d'autres formes de plaisirs lascifs et alléchants ?



Le sexe, c'est censé être du plaisir. UNIQUEMENT du plaisir.



Alors je ne sais pas d'OÙ vient cette idée qu'il est normal que pour l'homme le sexe ne soit synonyme que de plaisir, et pour la femme, de plaisir/douleur, si c'était pour dissuader les femmes d'aimer le sexe ou plus simplement de les convaincre de tolérer les amants qui s'y prennent comme des manches, mais pour moi mes très chères soeurs, nous sommes en présence d'un non-sens absolu.


Non, la première fois n'est pas censée faire mal as hell (j'ai eu la chance d'avoir un super amant pour ma première expérience, et ma foi je me suis même demandée si c'était VRAIMENT ma première fois tellement ça c'est bien passé et que ça ne ressemblait pô du tout à ce à quoi on m'avait préparée).


Non, si tu as mal pendant un rapport, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Et ça peut être toutes sortes de choses hein ! Tu n'as pas envie d'une pénétration donc ton vagin se protège en se contractant, tel Gandalf hurlant "Vouuus ne passerez paaas !" avec son bâton magique (euh, aussi appelé le "vaginisme").



Ton vagin ne se lubrifie pas assez (ce qui arrive souvent en début et en fin de cycle), ce qui fait que tu as l'impression qu'on essaie d'enfoncer une bite carrée dans ton vagin en forme d'étoile (c'est pas la peine d'insister, ça ne rentre pô).


Ou tout simplement, ton partenaire s'y prend mal, et ça ne part pas forcément d'une mauvaise intention mais il ne sait juste pas qu'il est en train de te faire mal. Oui il est gentil, oui il fait un merveilleux coq au vin, mais il ne lit pas encore dans les esprits et ne fait pas tourner les tables (au maximum, il fait le pénis hélicoptère).


Là où le bas blesse (sans mauvais jeu de mot), c'est que nous avons tellement internalisé le fait que le sexe peut parfois faire mal, et qu'il faut simplement supporter la douleur pendant que son partenaire prend son pied (on ne voudrait pas gâcher un si bon moment), que l'on n'a pas forcément le réflexe de se manifester. De dire "Attends stop, dans cette position tu me fais mal !".



Ce qui est complètement con parce que l'idée d'un rapport n'est pas que l'un prenne son mal en patience pendant que l'autre se fait plaisir, le concept DE BASE est que les deux personnes impliquées dans le dit coït passe un bon moment. En plus quand on y réfléchit, tout le monde souhaite (normalement) être un.e bon.ne amant.e et faire du bien à son ou sa partenaire. Alors le simple fait de "ne pas faire mal", c'est le minimum syndical, quoi !


Donc à priori (à priori), si ton partenaire est bienveillant envers toi, il VEUT savoir s'il te fait mal, et il ne veut pas le savoir une fois que vous aurez fini, il ne veut pas le savoir vite vite en murmurant un "mais c'est pas grave hein", il veut le savoir au moment où il te fait mal, pour s'ajuster ou s'arrêter sur le champs.


Rah, cette bonne vieille communication. Qu'est-ce qu'on ferait sans elle.



2 conseils que j'aurais aimé avoir plus tôt



S'il y a deux choses que j'aurais aimé apprendre plus tôt, ce sont celles-ci :

  • Une pénétration quasi-immédiate en se sautant dessus comme des amants transi, c'est dans les porno ou les films. Ton vagin n'est ni une Ferrari, ni un jaguar, ça prend un peu plus que deux secondes pour monter dans les tours. Alors PEUT-ÊTRE que c'est arrivé une fois, parce que ça faisait 3 mois que vous ne vous étiez pas vu ou que tu étais on fire ce soir-là. Mais la plupart du temps, ça va prendre quelques caresses et coups de langue (et ça n'en sera pas moins torride).

  • Achète du lubrifiant. Non ce n'est pas que pour les rapports anaux, non ce n'est pas que pour les stars du porno. Parfois, même les vagins les plus talentueux ont besoin d'un petit coup de pousse pour se lubrifier. (et puis on rentre dans un cercle vertueux, tu lubrifies, ça glisse mieux, ça glisse mieux ça donne plus de plaisir, plus de plaisir = plus de lubrification)




Voili voilou, c'est tout pour cet article ! (qui promet d'être le début d'une looongue série)


paige de la série charmed travaille à son bureau

Tu te souviens de la série Charmed ? A ma connaissance, Paige est la seule héroïne que j'ai jamais vu travailler dans le social (malgré un agenda déjà bien chargé avec la chasse aux démons). Si mes souvenirs sont bons, elle décide finalement de lâcher sa job pour se consacrer à temps plein à sa carrière de sorcière. Concocter des potions et se téléporter aux quatre coins du monde est apparemment plus épanouissant que de lutter contre les injustices sociales en remplissant des annuaires de paperasse.


Comprends pô. Je veux dire c'est quand même le pied de faire un travail que la société juge "facile" parce que t'es dans l'humain, de gagner moitié moins que les hommes de ton entourage qui ont pourtant fait moins d'études que toi, et d'être constamment surchargée de travail, faute d'effectifs suffisants parce qu'il y a ENCORE eu des coupures budgétaires.


...


Non ?



Et encore, et ENCORE, Paige n'a pas connu la Covid ! Elle n'a pas connu les problématiques liées à une pandémie mondiale, comme les enjeux de la fracture numérique (quand ton public n'a pas de quoi se payer un ordinateur alors que tu dois les rencontrer en visio), la précarité liée à un marché du travail plus difficile ou encore de la santé mentale qui s'effrite comme un château de sable après avoir passé un an enfermé chez soi.


Pfff, en fait la chasse aux démons, c'est du pipi de chat comparé à ce à quoi les travailleur.se.s du social sont confronté.e.s depuis un an. De la RI-GO-LADE. Et puis je dis travailleur.se.s, mais on est d'accord que l'on parle surtout de travaillEUSES. Alors aujourd'hui, je veux rendre hommage aux femmes qui se cassent le cul à essayer d'aider leurs prochains.


Travailler dans le social, ce n'est pas assez reconnu.



First, travailler avec de l'humain, c'est po facile



Travailler dans le relationnel, la communication et l'empathie, va savoir pourquoi mais les gens ont souvent l'impression que c'est facile, quelque chose que n'importe qui pourrait faire. Après tout, t'es un humain, je suis une humaine... Je vois un terrain commun, là ! Nous n'avons qu'à nous PARLER pour nous comprendre, bla bla bla, et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes, n'est-ce pas ?


En plus ça tombe bien, les jobs du social sont trèèès largement occupés par des femmes. La vie est bien faite ! C'est naturel chez elles, de prendre soin des autres ! Pfff, ces études à rallonge qu'elles font à l'université, c'est vraiment pour faire plaisir aux parents. On s'entend qu'il n'y a pas besoin de diplôme pour travailler avec des jeunes des quartiers défavorisés, des chômeur.ses et des personnes âgées !



ET BEIN NON, FIGURE-TOI QUE TRAVAILLER AVEC DES GENS, C'EST SUPER DUR !!


Je crois que tant qu'on n'y est pas confronté, on ne s'imagine pas VRAIMENT les trésors d'ingéniosité et le niveau de compétences que ça prend, pour travailler avec les gens. Des gens qui sont souvent peu coopératifs, auto-saboteurs, poqués par la vie et avec un champs de vision extrêêêêmement restreint ce qu'ils et elles pourraient faire de leurs avenir (alors que toi tu vois tout ce POTENTIEL, LÔ, ces capacités qu'on pourrait leur faire développer si il ou elle voulait bien t'écouter DEUX MINUTES !!).


Des fois, ça m'est arrivé de me retrouver face à des clients où je me sentais vraiment dans une impasse, à court d'idées pour les faire avancer dans leur cheminement. J'avais besoin, à la "Qui veut gagner des millions", d'appeler une amie parce que toute seule, je ne savais plus DU TOUT quoi faire. Alors dans ces cas-là bah, tu vas toquer à la porte d'une collègue ou d'une responsable de service pour brainstormer quelques minutes, ton ptit thé à la main, et ô magie, tu repars avec de nouvelles pistes d'intervention auxquelles tu n'aurais JAMAIS pensé seule. Et pas besoin de Livre des Ombres. Ça s'appelle l'expérience !



Qu'on se le dise, les gens, c'est fucking compliqué. Ils ont leur propre manière de voir les choses, ils sont rarement d'accord avec toi, et en PLUS ils ont cette bêtise d'invention qu'on appelle le "libre arbitre", qui fait qu'ils font UNIQUEMENT ce qu'ils veulent !! (et spoiler alert, c'est rarement en adéquation avec ce que TU veux).


Se dire que travailler dans le social, ce n'est pas plus compliqué que de parler d'humain à humain, ce serait comme dire à une marathonienne que faire une course de 40 km, c'est à la portée de n'importe quelle personne dotée d'une paire de jambes et d'un système cardiorespiratoire. Je n'ai qu'à me rappeler de la dernière fois où j'ai voulu courir après un bus sur le départ pour m'étouffer dans un rire jaune.


Jte le dis moi. C'est po tout le monde qui peut faire dans le social.



C'est dommage, parce que ce n'est pas DU TOUT reconnu comme secteur



Je pense que je n'apprends rien à personne, travailler dans le social, ça ne paye pas. Mais alors, vraiiiiment pas. Ceci dit, ce n'est pas faute d'avoir été prévenue, à l'université durant mes études en psychologie, nos professeurs nous disaient : "Ne faites pas ce métier pour l'argent, vous serez mal payées toute votre vie !!" (oui, ils savaient trouver les mots pour nous motiver).


Quand je regarde les hommes de mon entourage, tous gagnent au minimum le double de mon salaire, à jeter l'argent par les fenêtres comme des millionnaires en achetant du ketchup de marque sur l'étagère à hauteur des yeux du supermarché, ou en se payant des abonnements à des salles de sport super fancy... Après, quand tu fais sans cesse des squats pour attraper des sous-marques, a-t-on vraiiiiment besoin d'une salle de sport ?



Alors certains me diront sur un ton savant : "Pauliiine, tu sais, l'argent ne fait PAS le bonheur !"


Ces gens-là n'achètent pas le ketchup de sous-marque.


Plus sérieusement, non l'argent ne fait pas le bonheur, mais dans une société où les écarts de classe se creusent de plus en plus, il n'empêche que l'argent est un vecteur de reconnaissance et de qualité de vie non négligeable.


Le manque de moyens, de matériels ou d'effectifs pour faire correctement ton travail contribue également à te faire comprendre que pour le gouvernement (parce que les fonds sont souvent publiques), ton secteur est vraiment la cinquième roue du carrosse. Et si tu doutes encore, il n'y a qu'à regarder le plafond de la bâtisse de ton travail dont un morceau est ENCORE tombé ce matin "parce qu'il a trop plu cette nuit" pour en être convaincue.


Bref, il y a des jours où sérieusement, tu te demandes ce que tu fous là. Nan parce qu'il n'y a qu'à le dire à la fin, si on dérange.



Moi au moins, je fais un métier UTILE !



T'as entendu parler du concept du bullshit job ? C'est le boulot à la con, le poste qui ne sert tellement à rien que même l'employé.e qui l'occupe est conscient.e de l'inutilité de son travail.



Dans le social, point de problème de ce côté-là. Tu le vois de manière évidente, que ta job est utile. Tu rencontres des gens, tu les aides, tu les vois aller et des mois plus tard, tu reçois des courriels te remerciant de ce que tu as fait pour eux et te disant que tu as vraiment changé leurs vies...


Nan mais QUAND MÊME ! Tu reçois des mots des gens, qui te disent que t'as changé leurs vies !! (dans ces moments-là ta voix intérieure passe temporairement de "chui qu'une maaaarde" à "hen... chui pas pire en fait !")


Honnêtement c'est LA raison pour laquelle il y a encore des gens dans ce secteur. Pace que tu sais pourquoi tu te lèves le matin. Même si t'es crevée. Qu'il te faut trois cafés. Que ton dos est bloqué parce que t'avais pas les sous pour acheter un fauteuil de travail digne de ce nom chez toi, et que la mutuelle de ton travail, elle couvre po l'osthéo.


Parce que tu l'aimes ta job. Même si t'as conscience qu'un jour, elle pourrait avoir ta peau. Et en fait, c'est ça le problème. Si tu ne fais pas gaffe, ta job aura ta peau.




Préserve toé, préserve toé



On se le chuchote entre collègues, comme si c'était un secret à se passer.


Pssst : Fais attention à toi. Mets tes limites.

Travailler dans le social, c'est un puit sans fond. Il y a toujours beaucoup de travail, toujours peu de ressources, et beaucoup (trop) d'attentes qui reposent sur les épaules des professionnelles. Si tu n'y prends pas gare, tu peux vite tomber dans le puit.


Alors souvent pour dédramatiser et se rappeler que hey, ce n'est qu'un travail, on plaisante, on s'auto-fiche de nous (bon je ne te cache pas que des fois on pleure aussi, mais on revient vite à l'autodérision). L'humour est le MEILLEUR anxiolytique que je connaisse. Enfin, à part peut-être les vrais anxiolytiques. Et le gin. Mais je vous le déconseille sur le lieu de travail, on a encore eu un accident de chaise de bureau l'autre jour...


Pour apporter un peu de paillettes dans vos vies, je voulais vous parler d'une page facebook que j'ADOOORE et qui me fait énormément rire : "Organisation structurelle coconstruite de lo praticienxe réflexixe"


Cette page parle avec moultes sarcasmes du quotidien des intervenant.e.s psychosociaux au Québec, et sérieusement je ris TOUS les jours en la consultant. Voici notamment un "guide de l'autosoin" revu et corrigé, que je me DEVAIS de vous partager. À suivre rigoureusement.


guide d'autosoin de la page facebook OrgStruCo

Je ne sais pas bien comment finir cet article, si ce n'est en disant que j'envoie une tonne d'amour et de soutien à toutes les femmes qui font des métiers po faciles (je sais, vous vous en foutez de mon amour et vous préfèreriez une enveloppe pleine de cash pour payer vos factures, et puis un spa avec des mojitos).


Tenez bon ! Parce que euh... bah soyons clairvoyantes, ça risque d'être la marde encore un bon moment.


A bientôt pour un nouvel article ! ;-)


rbg dans son bureau documentaire netflix

Eh, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas faites une sélection de documentaires Netflix, non ? Les docu vous le savez, c'est comme les podcasts, j'adore ça (en plus je viens de me faire une semaine de congés alors autant te dire que je m'y suis donné à coeur joie !). A regarder en bricolant à côté, en mangeant, en surfant comme une zombie sur les réseaux sociaux, le documentaire s'accommode à TOUTES les sauces. Et en plus on se couche moins bête après. Que demande le peuple ?


Allez zou, c'est parti !



Ruth Bader Ginsburg assise dans un fauteuil documentaire rbg netflix

RBG


On ouvre le bal avec Ruth Bader Ginsburg, dont je l'avoue, je n'ai découvert l'existence qu'à son décès en septembre 2020. Et c'est bien dommage, car ma foi, c'était une grande dame c'te dame. Avocate, chercheuse et enseignante universitaire, juge, et pour finir, 2ème femme à être nommée membre de la Cours Suprême aux États-Unis, on peut dire qu'elle a eu une vie bien remplie !


En regardant ce documentaire, j'ai découvert une femme incroyablement inspirante, obstinée et vraiment drôle ! (sans compter son surprenant goût pour les cols de robe de juge originaux) On en apprend davantage sur sa longue carrière rythmée par des batailles judiciaires pour les droits des femmes, et comment ces expériences ont nourri sa réflexion sur le statut des femmes dans la société américaine et l'importance du rôle que le système judiciaire peut jouer pour faire avancer les choses.


Donc si tu as besoin d'un petit coup de pied au cul pour te secouer, regarde ce documentaire ! Après ça, la force de Ruth sera avec toi.



Chambre 2806 L'affaire DSK jugement

Chambre 2806 : L'affaire DSK


Bon alors je vous préviens, on est sur un documentaire BEAUCOUP moins inspirant ! Pour rappel, l'affaire DSK concerne un politicien français, Dominique Strauss-Kahn, jugé pour agression sexuelle sur une femme de chambre, Nassifatou Diallo, dans sa chambre d'hotêl durant un séjour à New-York en 2011.


J'apprécie que le documentaire se décompose en 4 épisodes, car c'est en prenant son temps qu'on arrive vraiment à décortiquer comment l'affaire a été traitée dans les médias. Et autant vous dire que pour un événement se déroulant avant #Metoo, ça fait mal aux oreilles ! Disons-le franchement, on est dans la bonne grosse culture du viol, à renfort de "c'est pas de sa faute s'il aime les femmes", "il a des pulsions sexuelles incontrôlables", et de "le pauvre, cette affaire va briser sa carrière !".


Un documentaire édifiant, où vous pourrez vous attendre à gueuler un bon paquet de fois "Oh my gooood, mais c'est po possible de dire un truc pareil !!" devant votre écran.



michelle obama enfant documentaite becoming

Becoming


On repart sur une note plus inspirante avec Becoming, documentaire retraçant la tournée de promotion du livre autobiographique (du même nom) de Michelle Obama, ancienne première dame des États-Unis. J'étais vraiment contente de tomber sur ce documentaire car j'avais emprunté à la bibliothèque la dite biographie et elle m'était un peu tombée des mains au bout d'un moment (désolée Michelle). Bonne nouvelle, le documentaire reprend l'esprit du livre, puisqu'on y découvre le parcours de l'ex première dame au travers de différentes interviews et vidéos, sauf que ça dure 1h30. Et moi 1h30, ça me va beaucoup mieux.


Après c'est clair que Michelle Obama, baah c'est un régal de la voir en vidéo ! Mental de battante, charismatique, une tête bien faite et les pieds sur terre, Michelle tu la veux comme coach perso en fait. Dès que tu te regardes dans la glace et que tu te dis que ce matin t'es po capable, tu veux la voir apparaître derrière toi dans un halo de lumière et agiter son index vers toi en te martelant : "Girl, you're beautiful. Powerful. In fact, you can do EVERYTHING you want today. Do you here me ? E-VE-RY-THING !!"


D'accoooord Michelle !!



documentaire athlete a netflix

Athlete A


On passe à un documentaire un peu moins joyeux (t'as vu comme je te fais l'ascenseur émotionnel ?) avec un nouveau scandale d'agressions sexuelles. Cette fois-ci il s'agit d'une affaire d'abus sexuels commis par le médecin sportif Larry Nassar sur de jeunes gymnastes de la fédération américaine de gymnastique. Dans ce documentaire, plusieurs anciennes athlètes témoignent du calvaire qu'elles ont subi dans leur jeunesse et du silence aberrant que la fédération a longtemps gardé pour se protéger d'un scandale.


Mauvaise stratégie, puisque les langues ont fini par se délier et qu'il faut maintenant s'expliquer ! On se demandera s'il vaut mieux rire ou pleurer en entendant durant le procès le médecin clamer que ses "techniques" ont de véritables propriétés médicinales et que c'est nous pauvres paysans, qui n'y comprenons vraiment rien. Un documentaire édifiant !



sportif dans une salle d'entrainement documentaire netflix the game changers

The Game Changers


On termine sur une note sportive et un peu plus fun avec "The Game Changers", un documentaire sur le véganisme, le sport et la masculinité toxique. Car OUI, les hommes sont aussi victimes du patriarcat. Injonction à la virilité, un homme, un vrai, doit faire du sport, avoir de gros biscotos et manger beaucoup de viande rouge pour être grand et fort. Une injonction qui va être mise à mal par le témoignage de sportifs aux muscles saillants et à l'hygiène de vie rigoureuse, qui ont arrêté depuis belle lurette de consommer des protéines animales. Ces grands gaillards sont véganes !


Expériences scientifiques ludiques, témoignages étonnants de médecins, experts et sportifs, on découvre peu à peu que la viande est loin d'être synonyme de santé et de force physique, contrairement à ce que le marketing savamment pensé des publicitaires voudraient nous faire croire (un peu comme lorsque les cigarettes étaient présentées comme des toniques pour la santé). Un angle original pour aborder les bienfaits d'une alimentation plus végétale, et déconstruire nos préjugés sur une alimentation virile !


Bienvenue

Je m'appelle Pauline, expatriée à Montréal et blogueuse depuis 2019.

Féministe, accro au curry végé, à la broderie et aux friperies, je suis aussi malpolie, tétue et un véritable danger public à vélo.

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