confessions d'une accro au shopping assise dans son dressing

Cela fait bientôt un an que nous vivons confinées. Un an de tête à tête avec nos intérieurs, un vague souvenir en tête de ce à quoi ressemble un soutien-gorge, à passer nos samedis soirs devant Netflix.


Expatriée à Montréal, je me suis toujours dit qu'il était ridicule que j'achète trop de décorations ou de vêtements, puisque le jour où je retournerai en France (jour qui s'éloigne de plus en plus quand je vois comment tourne notre gouvernement), je devrai en revendre une grande partie (et rien que d'y penser, ça m'épuise déjà).


Mais assise là dans ma chambre somme toute pas bein grande et pour le moins minimaliste, à télétravailler le jour et à y glandouiller le soir, je me surprends à rêver d'une décoration cosy digne de mes tableaux Pinterest les plus extravagants. J'en ai marre du vide, j'en ai marre du blanc. Je veux de la couleeeurs, de la texture, de la VIE !



Je pourrais dire de même pour les fringues. Ces 3 derniers mois, j'ai porté le même pantalon bleu marine et le même pull noir TOUS les jours de la semaine (zinquiétez pas, je change de T-shirt et de slip en dessous, il me reste quelques réflexes de notre ancienne civilisation). J'ajoute quand même une variante le weekend, où je switch pour mon pantalon de survêtement noir. Parce que c'est important, de faire preuve de fantaisie en matière de mode.


Bon bref, comme ces derniers mois semblent passer au ralenti, j'ai besoin de changement VISIBLES dans ma vie, juste pour m'assurer que je ne vis pas un remake du jour de la marmotte, juste pour me procurer ce petit frisson grisant que l'acte d'achat peut susciter, et ainsi saupoudrer ma morne existence de quelques paillettes artificielles.


Me voilà donc, affalée sur mon lit en train d'errer sur les sites internet, à la recherche de fringues et de bibelots à même de combler le VIDE que le confinement a créé dans ma vie. Ma carte de crédit est prête, je me livre en SACRIFICE sur l'autel du capitalisme, prête à être consumée par le remord que me procureront mes achats dans les grandes enseignes.


Et là bah, j'ai bogué.




Au secours, je ne sais plus acheter !



Bah, c'est à dire que ça fait 2 ans que je ne m'achète quasiment rien alors j'ai oublié comment on faisait moi ! J'étais là à scroller sur les pages de Zara ou d'Ikea, et j'étais pommée quoi. Qu'est-ce que j'aime ? Quel type de déco représente "ma personnalité" ? Quels vêtements me feraient me sentir bein dans ma peau, mieux, me feraient sentir comme une femme NOUVELLE (tu vois genre belle, talentueuse, fascinante mais avec nonchalance) ? Quoi ? Oui je sais que les vêtements ne sont pas magiques.


J'ai acheté des trucs. Je les ai retourné. J'ai racheté des trucs. Je les ai REretourné (me fustigeant au passage pour mon empreinte carbone).


Une fois j'ai acheté un tapis Ikéa, pour me rendre compte une fois livré que les dimensions n'allaient pas du tout au regard de la taille de ma chambre (que veux-tu, en vrai ça faisait po pareil). Pétri de bonnes intentions, mon copain a voulu m'aider à trouver une disposition jolie et pratique. Une heure et deux tours de reins plus tard (à force de soulever le lit), il quitte la chambre, excédé, me priant bien cordialement de me débrouiller seule, probablement aux prises avec une envie urgente de jeter le dit tapis par la fenêtre et moi avec.



Le positif dans tout ça, c'est que je pense avoir enfin compris ce que ça me prend pour être satisfaite d'un achat et ne pas avoir envie de me flageller avec une branche de bambou. Comme quoi, nous sortons toujours grandies des terribles épreuves que nous inflige la vie.


Voici donc les leçons que j'ai tiré de mes FOLLES aventures.



Le seconde main, c'est correct



J'ai eu une grosse montée de culpabilité en essayant d'acheter sur les sites de grandes enseignes. T'sais, le genre d'achat où tu es contente mais tu te sens un peu sale, où tu dois t'arranger avec ta conscience car tu sais que ton choix n'est ni écolo ni éthique, mais que BON SANG elle est jolie cette petite blouse à 50$.


Alors qu'avec le seconde main, point de culpabilité ! Tu réutilises des objets/vêtements pour leur donner une SECONDE VIE, tu fais une bonne action !


Bon au Québec on n'a pas Vinted (pourquoi, mais pourquoiiii ??), MAIS il reste quand même des alternatives. Nous avons le Marketplace sur Facebook, temple des trouvailles en tout genre et des posts what the fuck (une fois je suis tombée sur une annonce d'un type qui voulait vendre ses enfants), les friperies pour trouver des vêtements originaux et uniques (ça vous tenterait un article sur mes friperies préférées à Montréal ?), ET les merveilleux centres Renaissances (= Emmaüs) pour trouver des bibelots bein bein cutes.



C'est simple, quand j'achète seconde main, je me sens TOUJOURS bien (t'as vu comme je suis contente avec mon nouveau pull seconde main digne de "Les bronzés font du ski" ?).


En plus c'est pas cher. Et puis tu as toujours ce sentiment d'acquérir une pièce qui est un peu unique, qui a une ÂME quoi. Le seul truc c'est qu'il faut être patiente, déloger des petits trésors, ça se mérite.


En même temps, est-ce qu'on n'a pas QUE ÇA à faire en ce moment ?



Focalisons-nous sur des choses UTILES



Ça faisait un moment que je lorgnais sur mes sous-pulls détendus, mes chaussettes trouées et mes culottes élimées. Et en fait je me suis dit : "Avant d'aller chercher des pièces extraordinaires, comme un bob en fourrure rose ou une robe à franges style cowboy, est-ce que ce ne serait pas pertinent, mais alors je me pose la question comme ça hein, de commencer par avoir des basiques décents ?" (#lagrossepouilleuse)



Pour le coup, j'avoue, je me suis tournée vers du neuf (en même temps va trouver des culottes et des chaussettes d'occas', BE MY GUEST !!). Mais comme ce sont des choses que je suis sûre d'utiliser et pour longtemps, des choses dont j'ai quand même VRAIMENT besoin (ya un moment, le slip raccommodé par tous les côtés c'est plus possible), je me suis sentie correcte avec ma conscience. Ou elle est partie en vacances ce jour-là, allez savoir.


De même, ça faisait des mois que j'avais le dos en compote à force de travailler sur une chaise de bureau davantage faite pour décorer que pour s'assoir dessus 8h par jour. Et t'sais, quand je voyais le prix des chaises ergonomiques, je me disais "bah non oublie, trop cher, je ne vais pas mettre ce prix-là dans une CHAISE, merde !". Pourtant, qui c'est qui a mis 200$ dans un tapis qui était au final trop grand pour sa chambre ? Hein ?


Alors plutôt que de me focaliser sur un objet qui en soit, ne sert À RIEN, j'ai rendu le tapis (merci encore à mes amies qui ont réussi à faire rentrer un tapis de deux mètres sur trois dans une auto qui ne faisait pas beaucoup plus de longueur. Que voulez-vous, j'ai des amies extraordinaires et diablement déterminées).



À la place, j'ai ENFIN commandé une chaise de bureau digne de ce nom, faite en plastique recyclé s'il vous plaît (je la reçois la semaine prochaine, j'attends de l'avoir testée avant de vous la recommander, des fois que j'aurais envie de la retourner...).



Acheter pour faire plutôt que pour paraître



Un autre truc que j'ai remarqué, c'est que si j'ai toujours des remords à acheter des articles ostentatoires (t'as vu on est sur un blog où on utilise des mots savants), je n'ai jamais eu de regret à accueillir sous mon toit des objets qui allaient me permettre de m'occuper. Fournitures de broderie, puzzles, jeux de société, chacun de ces achats m'a permis de m'amuser et de faire autre chose que de zoner sur Youtube.


jeux de société étalés sur un tapis persan

Parce que qu'on se le dise, on se fait quand même BIEN CHIER pendant ce confinement ! Je veux dire, c'est presque une affaire de santé mentale, de s'occuper les mains ! Alors quitte à acheter quelque chose pour calmer sa soif soudaine de consommation, pourquoi ne pas tourner cette frénésie vers des activités sympas ?


A noter que j'ai acheté le puzzle d'occasion sur Marketplace (parlerons-nous du fait que je me suis mangée une portière de voiture en allant le chercher en vélo ?), les jeux de société dans une petite boutique indépendante de mon quartier, et les fournitures de broderie dans deux merceries tenues par des commerçant.es à leurs comptes.


Si on peut faire vivre l'économie locale, est-ce que ce n'est pas UN PEU une bonne action quand même, au final ?



Je resterais toujours une personne incroyablement compliquée quand il s'agit d'acheter



T'sais, je pense que quand on arrive à un certain âge dans la vie, faut savoir être clairvoyante envers sa personne. Je ne serai JAMAIS quelqu'un qui achète sur un coup de tête, qui dépense sans compter dans des achats futiles et qui accumule des trucs inutiles chez elle. J'aime l'ordre, j'aime avoir des vêtements que j'aime tellement que je les porte tous les jours (en changeant de sous-pull et de slip), j'aime regarder les objets qui m'entourent en ayant le sentiment d'avoir bien investi mon argent.


Est-ce que ça fait de moi une personne toquée, pénible à trimballer dans les magasins parce qu'elle met mille ans à se décider et capable de se prendre la tête pendant des semaines sur l'achat d'un tapis ? Assurément. Mais...


Ah bah non. En fait je pensais trouver une phrase philosophique pour terminer cet article mais c'est pas mal ça. Je suis juste quelqu'un de pénible.




palmashow pervers dans une forêt

(Scusez pour l'image, j'ai po résisté.)


Je me demandais sur quoi écrire cette semaine, un truc léger histoire de se faire du bien au moral. Alors quand j'ai vu passer cette question, "Comment fait-on pour que les hommes cessent de violer ?" posté par la militante féministe @Mélusine_2 sur Twitter et repris par d'autres, pour ensuite être allègrement censurée sur les réseaux sociaux, je me suis dit "Tiens, en voilà une bonne question, en voilà un sujet sympathique à lire tranquillou pour se détendre !".


Plus sérieusement, je trouve en fait cette question on ne peut plus intéressante. Alors la tournure directe choque, j'imagine qu'on aurait préféré un sage : "Comment fait-on pour que les femmes cessent d'être violée ?". Le problème, et je suis sûre que vous l'aurez remarqué (on vous la fait pas à vous non plus), c'est que dans ce sens là on rend les femmes sujet de la question, comme si c'était elles les principales concernées. Comme si c'était elles, qui pouvaient y faire quelque chose (alors que juré, on n'a rien demandé).


Alors comme dirait ma mère, appelons un chat "un chat" et arrêtons de tourner autour du pot. 97% des personnes ayant violé étant des hommes, partons pour une fois du principe que le masculin l'emporte sur le féminin et demandons-nous clairement : Comment fait-on pour que les hommes arrêtent de violer ?




Au bûcheeeeer !



Punir, sanctionner, on aimerait bien. Mais si l'on regarde les chiffres en France, on est loiiiiiiin mais alors vraiment VRAIMENT loin du compte (genre tu vois le tout petit point à l'horizon là-bas ? Bah c'est ENCORE plus loin). En effet, seul 1% des viols ou tentatives de viol en France aboutissent à une condamnation...


Comment se fait-ce ? Pfff, tout un tas de facteurs : la peur de porter plainte, de devoir dénoncer une personne proche (91% les viols sont commis par un homme connu de la victime), les procédures longues et pénibles au cours desquelles on va remettre ta parole en doute ou insinuer que tu as peut-être une part de responsabilité (culture du viol bonjour !), le manque de preuve, ou encore le manque de confiance envers la police (particulièrement quand on est une femme racisée)...


Pour faire court, aujourd'hui la sanction, ça ne marche pas. Mais comme le souligne la militante féministe Caroline De Haas, quand dans les années 80 on a voulu que les gens mettent un préservatif, ce n'est pas la sanction qu'on a utilisé. C'est la PRÉVENTION. Si si.



Bah c'est pas con quand on y pense. Malgré des campagnes qu'on trouve parfois sur le moment un peu intenses, aujourd'hui les gens fument moins, mettent leurs ceintures de sécurité et se protègent davantage des IST. Pourquoi pas le viol ?


Mais ce serait quoi alors, les slogans de campagne ? On a déjà eu des "Non, c'est non." placardés dans les boîtes de nuit en France. Un "C'est pas parce qu'elle dit pas non qu'elle dit oui" au Québec. Qu'est-ce qu'on pourrait inventer d'autres comme slogans ?


Alors moi bah, j'propose, je suggère !



Slogan 1 : "Retiens-toi, t'es capable."



L'autre jour, j'animais un atelier avec des jeunes. Le but était de choisir parmi une liste de personnes 6 survivant.es à sauver dans un bunker d'une catastrophe nucléaire (t'as vu ils sont funs mes exercices, hein ?). A un moment, et je le voyais venir gros comme une maison, mes participants se posent la question inévitable du confinement d'hommes et de femmes dans un endroit restreint pendant plusieurs années. Des remarques fusent, rieuses, sous-entendant que les 2 femmes retenues vont passer un mauvais quart d'heure avec les 4 hommes qu'ils ont choisis. Quand un de mes participants lâche, un brin désabusé :


Bah non pas forcément. Ça s'appelle "se retenir", en fait !


Silence septique des autres. C'est que le mythe de l'homme qui aurait des pulsions sexuelles incontrôlables à la vie dure ! Comme si la volonté et le libre arbitre n'avaient rien à voir là-dedans, comme si tous les agresseurs perdaient SUBITEMENT le contrôle d'eux-même. Pourtant, et pour une fois j'invoque le sacro saint "not all men", regardons autour de nous touuuus les hommes qui n'ont jamais commis d'agression sexuelle. Comment qui font, eux ? Parce qu'ils en voient, des femmes ou des hommes passer devant eux qui déclenchent parfois un "ouuuh, sexyyy !" dans leur tête. Alors ?


Et bien s'ils ne sentent pas d'ouverture en face, ils se RETIENNENT. Ils vont fumer une clope, jouer à Candy Crush sur leurs cell, ou s'enfiler un pot de glace Ben & Jerry en regardant la dernière saison de Dix pour cent (ah non ça c'est moi). Bref, ils passent à autre chose.



Slogan 2 : "Arrête de te trouver des excuses, t'es pénible à la fin."



Beaucoup de gens (et pas que des hommes) ont encore dans l'idée que certains violeurs ont des circonstances atténuantes, et que la victime peut parfois avoir une part de responsabilité dans son agression. Si elle a bu, si elle portait une tenue sexy, si elle a eu le malheur de flirter avec son futur agresseur ou qu'il était carrément son conjoint, si elle n'a pas dit clairement NON ou qu'elle n'a pas assez "résisté" (pourtant merde je viens quand même de te briser un vase sur la gueule, ché pas ce qu'il te faut). Bref, que la victime l'a un ptit peu mélangé et que son agresseur ne savait plus à quoi s'en tenir (alors dans le doute, bah il l'a violée). La victime savait à quoi s'attendre, et quelque part, elle aurait quand même pu faire attention.



Pourtant, transposé à n'importe quelle autre situation, cet argument de "circonstances atténuantes" en faveur de l'agresseur est manifestement RIDICULE. Regarde, quand mon chum s'achète des Petits Écoliers LU au chocolat noir pour son plaisir personnel (denrée rare au Québec) et qu'il les range dans le placard à gâteaux, si je lui finis la boîte en douce, pas sûr qu'il serait très réceptif à un :


"Bah quoi ? A 16h j'ai eu faim, j'étais au bord de l'hypoglycémie et ils étaient là, à portée de main dans le placard. Comment j'aurais pu savoir que tu ne voulais pas que j'en prenne ? Tu me l'as dit il y a 1h en rentrant des courses ? Pas souvenir. J'aurais pu te demander ? Oh là là, quelle prise de tête celui-là, j'étais dans le moment, j'avais faim, je n'ai pas réfléchi ! On ne va pas en faire tout un fromage, qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Pardon ? Et bien PARDON, pardon d'être HUMAINE quoi... Tu n'avais qu'à les planquer, quelle idée de me les mettre sous le nez ? Tu aurais pu te douter que j'allais en prendre ! En plus regarde, par ta faute maintenant je vais prendre du poids. Toutes mes amies vont me juger et me regarder de travers. Tu ne crois pas que tu as fait suffisamment de dégâts comme ça dans ma vie ??"


Ah bah non mais là, même pas sûre de dormir sur le canapé !! Le paillasson, à la rigueur...


Alors on s'entend que mon exemple est gentil. A PRIORI, mon copain lui, n'aura pas besoin de 10 ans de thérapie pour trouver le courage d'acheter une nouvelle boîte de Petits Écoliers sans se repasser en boucle la vision traumatique de ma personne assise sur le sol de la cuisine en train de lécher le sachet fraicheur du dernier paquet.


A priori.



Slogan 3 : "Elle pense vraiment ce qu'elle dit. Si si, je t'assure."



Une autre étude sur laquelle je suis tombée, c'est que 25% des français.es penseraient qu'une femme est moins sûre de ce qu'elle veut qu'un homme, que 19% sont convaincus que les femmes qui refusent d'avoir une relation sexuelle veulent en fait dire OUI, et que 21% estiment qu'une femme peut prendre plaisir à être forcée à avoir un rapport sexuel.



Ah ouais.. Non mais là comment veux-tu aussi. Si on n'est MÊME PLUS censée dire ce qu'on veut VRAIMENT dire, ou savoir au juste ce qu'on veut, ça devient compliqué ! En fait c'est simple, on dirait ma mère qui veut me resservir des haricots verts parce qu'elle s'aperçoit qu'il en reste beaucoup trop pour faire des restes et qui m'en repropose dix fois en faisant mine de ne pas avoir entendu mes neuf refus précédents.


Quand tu t'arranges avec ta conscience comme ça, c'est que tu ne VEUX PAS entendre le non. Tu fais juste SEMBLANT d'avoir demandé (pour la forme), pour ensuite n'en faire qu'à ta tête.


Supposer que les femmes ne savent pas ce qui est bon pour elles, c'est les infantiliser pour pouvoir décider à leur place. C'est en venir à des situations aussi aberrantes que de devoir mettre sa main sur son assiette ou carrément la planquer sous la table pour s'opposer à ce qu'on te resserve, parce que la personne en face de toi ne cherche pas à connaître ton avis, elle décide à ta place.


Bref, discréditer les femmes sur leurs réelles envies et leurs capacité à l'exprimer clairement, c'est les réduire au silence pour pouvoir les dominer en toute impunité. En leur resservant des haricots verts, entre autre.


coupe menstruelle et tampons

Vous connaissez mon amour, ma PASSION inconditionnelle pour les règles des femmes. Bah ouais faut pas déconner, ça nous arrive TOUS les mois, c'est quand même un sujet central !! Ces dernières années, les protections périodiques tendent ENFIN à se diversifier (pour ma plus grande joie), et lucky you, je m'aperçois que ma foi, j'ai tout testé. Voilà. Au moins un accomplissement dans ma vie.


Alors ATTENTION, voici ma revue sans fard, sans AUCUN filtre (de toute façon j'en ai rarement) des différentes protections hygiéniques existants sur le marché. Confort, praticité (aka charge mentale), coût financier, impact sur notre santé ET sur notre planète, je vous dis TOUT (un vrai article "60 millions de consommateurs"). On est d'accord que cet article est bien entendu mon vécu personnel, et que la protection périodique idéale de l'une ne sera pas forcément celle de l'autre. C'est parti !


Ding ding ding ! (mais si tu sais, le bruit de cloche des débuts de match ! Bon euh désolé, on est limité sur un blogue pour les effets sonores...)




1er round : Le tampon VS la coupe menstruelle



Le tampon


tampon avec des paillettes rouge

Confort : ★★★☆

Praticité : ★★★★

Coût financier : ★☆☆☆

Santé : ★★☆☆

Écologie : ★☆☆☆


Les Pours : Aaah, le tampon jetable. S'il y a bien une chose qu'on doit lui reconnaître, c'est son faible coût côté charge mentale. Tu l'enlèves de son emballage, tu te le colles dans le vagin, après tu le jettes à la poubelle et c'est fini on n'en parle plus. Côté confort, ma foi l'avantage avec les protections internes c'est qu'une fois en place on oublierait presque qu'on a ses règles (hormis les crampes et l'envie constante de mettre fin à ses jours, je veux dire). Je dois dire que le tampon, d'un point de vue purement égoïste, il me facilite quand même la vie.


Les Contres : Côté finance, je dirais que le tampon est cher si on part du principe qu'on achète un produit qui finit à la poubelle. Pour ce qui est de l'environnement, on ne va pas se le cacher (et c'est l'inconvénient majeur avec les protections jetables), le tampon est une vrai merde. Connu pour son blanchiment au dioxide de chlore méga polluant (parce que c'est vrai que c'est vachement important d'avoir un tampon bien blanc avant de le foutre dans ton vagin sanguinolant), le tampon est un cocktail de produits chimiques aussi polluants que néfastes pour notre santé. Ah, et puis il y a le risque de faire un choc toxique. Accessoirement. Mais bon quand on est une femme, il faut savoir vivre dangereusement j'imagine !



La coupe menstruelle


coupe menstruelle

Confort : ★★★★

Praticité : ★★★☆

Coût financier : ★★★★

Santé : ★☆☆☆

Écologie : ★★★★


Les Pours : Le jour où j'ai découvert la coupe menstruelle, je suis tout de suite tombée sous le charme. Économique, réutilisable, ludique (bah ouais tu peux choisir ta couleur dis donc dis donc!), confortable, elle cochait tous les critères. Personnellement je n'ai jamais eu de mal à la mettre (l'habitude de me fourrer des trucs dans le vagin j'imagine), et je ne me suis jamais retrouvé embêtée pour la vider au travail ou dans des toilettes publiques (vive les toilettes handicapés). Je pensais avoir trouvé ma road or die bitch des règles jusqu'à la ménopause, mais j'ai juste eu un tout petit problème... ok, un gros problème.


Les Contres : LA CYSTITE !!! Et oui, malheureusement après quelques mois d'utilisation, j'ai commencé à faire cystite sur cystite, PILE après ma semaine de règle. Ma coupe appuyait sans doute sur le canal de mon urètre, m'empêchant de vider ma vessie complètement. Et là bah, c'est le drame quoi... J'ai essayé de changer de modèle, de taille, mais rien n'y a fait. Finalement, j'ai mis fin à ma relation avec la coupe menstruelle (il faut croire que nous n'étions pas faites l'une pour l'autre). La cystite, ça fait trop mal. J'ajouterais enfin qu'étant un dispositif interne, la coupe présente AUSSI un risque de choc toxique. La déprime, quoi.


Ma référence shopping : Alors euh, si ça vous intéresse quand même (non parce que c'est juste à moi que ça ne convient pas, sinon c'est super la coupe menstruelle), à l'époque j'avais acheté celle de la marque Me Luna qui était très bien (je l'avais prise en violet, si vous voulez tout savoir).



RÉSULTAT DU 1ER ROUND : C'est avec (beaucoup) de regrets, que je déclare le tampon vainqueur. Oui, il est polluant, OUI, il est nocif pour la santé, mais lui au moins, il ne me donne pas l'impression de pisser du feu à la fin du mois. Et ça bah, c'est un no brainer (à lire bwaineuuur comme si on avait une patate chaude dans la bouche). Heureusement pour moi, les protections périodiques ont plus d'un tour dans leur sac, et me réservaient encore des surprises !! (oh là là le suspeeeens quoi)



2ème round : La serviette jetable vs la serviette lavable / culotte de règle



La serviette jetable


serviette jetable avec des fleurs

Confort : ★☆☆☆

Praticité : ★★☆☆

Coût financier : ★☆☆☆

Santé : ★★☆☆

Écologie : ★☆☆☆


Les Pours : Pfff... t'as pas à la laver après utilisation ? C'est un dispositif externe donc pas de risque de choc toxique ?


Les Contres : Bon vous l'aurez compris, je DÉTESTE la serviette jetable. T'as l'impression d'avoir le cul trempé toute la journée à cause du plastique pas respirant. Ça bouge dans le slip juste pour le fun de te ruiner ton jean ou tes draps. Le parfum que les fabricants s'acharnent à coller dessus, n'en parlons pas. Le merveilleux bruit de sac plastique entre tes cuisses quand tu marches, je ne veux même pas y penser (#impressiondeporterunecouche). Tu jettes l'argent par les fenêtres parce que c'est jetable, c'est aussi blanchi et polluant que le tampon... Je vous ai dit que je DÉTESTAIS les serviettes jetables ?



La serviette lavable


serviette lavable dans ma culotte

Confort : ★★★★

Praticité : ★★☆☆

Coût financier : ★★★★

Santé : ★★★★

Écologie : ★★★★


Les Pours : La serviette lavable, ça a été une VRAIE bonne surprise. Contrairement à sa némésis, j'ai nommé la serviette jetable, point de sensation d'humitidité ou de bruit de plastique froissé à chaque pas. J'imagine que comme c'est en vrai tissu, ça respiiiire, et puis c'est souple, ça suit nos mouvements sans faire de bruit. Vraiment côté confort, si je pouvais lui mettre MILLE ÉTOILES, je le ferais. Comme tu les réutilises, l'environnement te dit merci, et ton porte monnaie aussi. Alors après tout dépend de la gamme que tu choisis, ça va de la serviette locale avec un milliard de certification qualité qui coûte un peu chéros mais qu'on amortit rapidement, au lot de serviettes pas chers sur amazon qui ne payent pas de mine mais qui pour ma part, ce sont révélées plus confortables et faciles à laver que les premières (comme quoi le prix ne fait pas tout).


Les Contres : Bah c'est le lavage, quoi. On a beau dire, quand tu reviens à 18 ou 19h chez toi après ta journée de boulot, et qu'il va falloir te tapper le lavage à la main de tes serviettes, pffff comment te dire ? J'essaie bien de m'y prendre en mode lavage taylorien, à optimiser chaque geste pour que ça me prenne le moins de temps possible, y a pas à tortiller faut y passer. Alors souvent j'alterne dans la journée, je porte un peu de tampons, un peu de serviettes lavables. Deux serviettes à laver le soir, ça reste faisable (en attendant que les pâtes cuisent) et ça donne des vacances à mon vagin.


Ma référence shopping : Pour le modèle plus fancy, j'ai la marque Dans ma culotte en moyen et grand format (elles sont super jolies mais attention, elles sont plus difficiles à détacher), et pour le modèle plus abordable, j'ai celles-ci de chez Amazon (je sais que c'est la loose d'acheter Amazon mais elles sont plus confortables, plus faciles à laver et moins chers, que voulez-vous que je vous dise ??)



La culotte de règle


culotte de règle thinx

Confort : ★★★★

Praticité : ★★★☆

Coût financier : ★★★★

Santé : ★★★★

Écologie : ★★★★


Les Pours : Alooors LÀ, il va falloir imaginer un chœur d'anges entourés d'un halo de lumière. Mais quelle. idée. BRILLANTE !! Ah bah là on est au top du confort Marie-Pierre. Tu vois quand tu portes juste une culotte ? Bein c'est pareil, sauf que celle-ci elle absorbe ton sang !! Et comme pour les serviettes lavables, t'es toujours au sec c'est fou, EXACTEMENT comme si tu ne portais qu'une culotte. Alors tu vas me dire "Mouais mais tu fais comment quand elle est pleine, tu ne vas pas te déshabiller complètement au travail pour changer de culotte ?". Bein si tu peux, euh tant mieux, sinon perso je l'utilise surtout la nuit (plus besoin de t'inquiéter que ta serviette se barre sur un côté ou se replie sous tes fesses), en début/fin de cycle, ou encore en appoint du tampon en cas de fuite (ce qui arrive même aux meilleures). Niveau capacité d'absorbsion, elle ne m'a jamais lâché (mais attention ne la porte pas toute la journée par grand flux hein, c'est une culotte de règle, pas une culotte magique). Ça fait plusieurs années que j'ai la mienne, et malgré les lavages elle n'a pas bougé. BRILLANT je vous dis !


Les Contres : Minute papillon, TA culotte de règle ? Tu veux dire que tu n'en as qu'une ? Mais je croyais que c'était trop génial ? Euh, alors, oui. Mais comme toute merveille technologique, la culotte de règle a un prix (une trentaine d'euros selon les marques et les modèles), alors autant te dire que tu n'en achètes pas dix d'un coup. Pourtant tu vois, rien que de t'en parler je me dis qu'en fait, c'est vraiment trop con que je n'en ai qu'une... Allez zou ! Je m'en vais craquer ma tirelire !


Ma référence shopping : J'ai la culotte Thinx en modèle "Hiphugger" dont je suis très contente. Attention c'est un site américain, depuis que je l'ai acheté d'autres marques plus locales en propose sûrement par chez toi !



RÉSULTAT DU 2ÈME ROUND : Mouarf mouarf mouarf comment la serviette jetable se fait mettre AU TAPIS par ses versions réutilisables ! Pour moi il n'y a PAS PHOTO, vive les serviettes lavables et les culottes de règle. Certes il faut les laver, et c'est pour ça que j'alterne toujours un peu avec le tampon pour ne pas me retrouver avec un milliard de linge à laver le soir après le travail, mais sinon côté confort, C'EST-LE-PIED. Et finalement, le confort quand on a ses règles, c'est le plus important.



Bienvenue

Je m'appelle Pauline, expatriée à Montréal et blogueuse depuis 2019.

Féministe, accro au curry végé, à la broderie et aux friperies, je suis aussi malpolie, tétue et un véritable danger public à vélo.

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