radio vintage dans la rue

Hello la compagnie ! Je ne sais pas vous mais moi, depuis le confinement, j'ai besoin de prendre une marche dans la journée pour être sûre de ne pas virer folle entre les 4 murs de ma chambre/bureau. Et comme j'aime toujours allier l'utile à l'agréable, je trouve que c'est le moment IDÉAL pour écouter un bon vieux podcast pendant que je sillonne les rues de mon quartier. Voici ma sélection du moment !



podcast vulgaire marine baousson

Vulgaire


Qu'est-ce que j'ai riii avec ce podcast ! Comme son nom l'indique (ou pas), Marine Baousson choisit chaque semaine de vulgariser à sa sauce un sujet en se renseignant de son côté et en nous le re-expliquant selon ce qu'elle a compris. J'ai particulièrement adoré ses épisodes sur la princesse Sissi et celui sur Raspoutine (oui, elle aussi elle pense au Raspoutine du Disney "Anastasia"). Drôle et pas prise de tête pour deux sous, si tu aimes te cultiver tout en riant comme une cinglée dans la rue, ce podcast est fait pour toi !


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podcast ou peut-etre une nuit injustices

Ou peut-être une nuit - Injustices


Bon alors sans transition, on passe à un podcast plus sérieux, la saison 2 "Ou peut-être une nuit" du podcast Injustices. La journaliste Charlotte Pudlowski s'attaque au sujet de l'inceste en partant de sa propre histoire, et en y intégrant d'autres témoignages de femmes victimes d'inceste. Les chiffres qu'elle met en avant nous montrent à quel point l'inceste est répandu en France, et pourtant incroyablement tabou (non mais quel boulet, je viens d'écrire Taboo comme le jeu de société). Ce podcast m'a fasciné par l'authenticité de ses témoignages qui loin de nous faire sentir voyeur.ses, nous permettent surtout de mieux comprendre les mécanismes d'une société qui privilégie encore aujourd'hui le silence à la dénonciation. Hypeeeer intéressant.


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podcast kiffe ta race binge audio

Kiffe ta race


Mais comment se fait-ce que je n'ai pas connu ce podcast plus tôt ? Non mais HEUREUSEMENT que le confinement est là, hein ! (quoi, je pousse ?) Dans Kiffe ta race, Rokhaya Diallo et Grace Ly échangent avec un.e invité.e sur les questions du féminisme intersectionnel et du racisme. Expériences personnelles, anecdotes, réflexions, ici pas de tabou (et non pas "taboo", donc), on parle DE TOUT ! J'adore leur bonne humeur et leur franchise, car en France on nous éduque beaucoup à occulter le racisme, tout en l'étant sans complexe dans la vie de tous les jours. Parler, s'éduquer, partager ses expériences, il n'y a rien de mieux pour s'enrichir et ouvrir ses chakras !


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podcast on est chez nous binge audio

On est chez nous


Si vous ne l'avez pas encore deviné, j'adooore écouter la vie des gens. Et ça tombe bien, car "On est chez nous", ça n'est QUE. ÇA. Au gré de ses rencontres en sillonnant la France, Sophie-Marie Larrouy interroge des monsieurs et madames tout le monde pour essayer de comprendre ce que c'est, être français.e. Ça parle autour d'un café, dans une voiture ou dans le pré des vaches. C'est fou comme c'est passionnant, la vie des gens. Anecdotes de vie d'une infirmière libérale qui fait sa tournée, échanges avec un couple pour qui la famille, c'est tout (mais enfin surtout quand c'est madame qui s'en occupe), discussion avec un commercial charismatique qui raconte comme il en est arrivé là. Pas si facile, de cerner les français.es !


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podcast la politique des putes intime et politique

La politique des putes - Intime & Politique


On termine avec La politique des putes, documentaire en plusieurs épisodes du podcast Intime & Politique. Dans cette série, Océan tend le micro aux travailleuses du sexe (elles sont majoritairement féminines) pour faire entendre leurs voix, elles, les premières concernées par la prostitution. Leurs témoignages ont modifié beaucoup de mes préjugés concernant le travail du sexe, déjà sérieusement ébranlés par ma lecture de King Kong Théorie de Virginie Despentes. On parle souvent (toujours) en leur nom, sous couvert de les protéger en votant des lois qui en réalité les marginalisent et les vulnérabilisent. Alors aujourd'hui on les écoute. Et ma foi, ce qu'elles ont à dire est fort intéressant.


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wes anderson jeune fille lit un livre dans sa chambre

J'ai mis beaucoup de temps à emménager avec mon copain. Il faut dire que j'aimais vraiment, VRAIMENT avoir mon propre appartement. Manger à l'heure que je veux, en pyjamas et dans mon lit si ça me chante (j'adore manger au lit et non, je ne fais pas de miettes). Regarder des séries honteuses à l'abri des regards (tu sais celles où si un.e ami.e ouvre ton ordinateur sans prévenir, t'as l'impression qu'on t'a surprise à regarder un porno : "De ? Ah bah non je ne sais pas ce que ça fait là ! Bon sang, à tous les coups mon frère m'a ENCORE emprunté mon ordinateur ! Ralala qu'il est pénible, il pourrait regarder Joséphine Ange Gardien chez lui quand même...). Ou encore écrire pendant des heuuuures dans un silence de plomb, en me prenant pour la prochaine Simone de Beauvoir (et le génie ça demande de la solitude tu vois, le caaaalme de l'artiste).


Alors pour que ça fonctionne, avec mon chum on s'est trouvé un système : dans l'appartement, chacun sa pièce. Chacun son espace privilégié pour vaquer à ses occupations, manger si on veut rester seul.e, bricoler, réfléchir, créer, et surtout, dont on peut fermer la porte. Et étonnamment, quand je parle de ce mode de cohabitation autour de moi, de cet espace qu'on se laisse l'un et l'autre pour vaquer à nos affaires, je récolte souvent des froncements de sourcils.


"Ah bon ? Mais, vous mangez ensemble quand même ? Vous dormez dans le même lit ?"

Au départ, j'ai cru que c'était notre fonctionnement en tant que couple qui posait problème. Peut-être ne sommes nous pas assez fusionnels par rapport au modèle traditionnel, en mode on doit tout faire ensemble du matin au soir parce que quand on s'aime, on ne se quitte plus ? Et puis rapidement, je me suis aperçue que lorsqu'une femme disait que son conjoint avait besoin d'espace, d'un bureau à lui pour faire ses affaires, jouer aux jeux vidéo ou travailler, tout le monde trouvait ça normal. Bein oui enfin il faut le comprendre, il a besoin de son espace sinon il va étouffer le pauvre !


Était-ce donc... moi, le problème ? Y avait-il un énième privilège masculin que j'ignorais, celui d'avoir sa pièce à soi ? (roh bordel, ça ne s'arrête jamais...)




Virginia Woolf avait déjà flairé l'arnaque



Bah ouais, on l'a lui fait pas à Virginia. Dans son essai "Une chambre à soi", l'autrice démontre en quoi, comparée aux hommes, la vie d'une femme est PAVÉE d'obstacles qui l'empêchent de produire des oeuvres littéraires. Selon elle, loin d'être une affaire d'intelligence (et c'était pourtant l'argument avancé par les hommes à l'époque), le manque d'indépendance matérielle et financière, ainsi que la charge du foyer ne laissaient aux femmes ni le temps ni l'espace de produire autant d'oeuvres intellectuelles majeures que les hommes.


Pour penser et écrire, une femme doit être indépendante financièrement et avoir sa pièce à elle, qu'elle peut fermer à clé pour ne pas être dérangée par le reste de sa famille. Et je sens déjà qu'en écrivant ça, j'en fais fantasmer plus d'une ! (alors qu'on est en 2021 les gonz')


Beh oui mais quand on examine ce qui nous arrive avec la Covid, peut-on vraiment dire que les choses ont évolué ? En mai 2020, quatre chercheuses rapportaient dans une étude que durant la pandémie, si le nombre de publications concernant de nouvelles études avait augmenté (en mode on est coincé.es chez nous, donc on n'a que ça à faire de pondre des recherches), la proportion de papiers signés par des chercheuses avait, elle, diminuée !


Beh dis donc dis donc, quelle drôle de curiosité ? Pourrait-on avancer l'hypothèse, mais alors vraiment on réfléchit comme ça à voix haute hein, que les chercheuses ont dû délaisser leur travail pour s'occuper des enfants (repesant au passage dans la balance les pour et les contre d'en avoir fait), tandis que leurs compagnons se sont enfermés dans leurs bureaux parce que là, ils ont une visioconférence SUPER importante et qu''ils ne peuvent absolument pas être dérangés ?



Alors je ne dis pas qu'il y a forcément de la mauvaise volonté là-dedans. Après tout depuis un an, qu'on se le dise, on fait toutes et tous COMME ON PEUT. Mais si le conjoint a un travail qui gagne plus, avec plus de responsabilités que sa conjointe (ce qui est souvent le cas), QUI va avoir sa pièce pour travailler dans le calme, et QUI va réduire ses heures et travailler sur un bout de table dans la cuisine tout en gérant les enfants qui courent partout ?


Virginia a raison. Sans indépendance financière (qui pourrait se traduire aujourd'hui par une égalité des salaires) ni de pièce à soi, point de chance pour les femmes de pouvoir penser tranquille... Et pourtant, ça n'a l'air de choquer PERSONNE (enfin sauf des empécheuses de tourner en rond comme moi, quoi).



Avoir une pièce à soi, un truc de mec



Alors il faut savoir que longtemps, on a considéré le foyer comme étant le territoire de la femme (petit veinarde), et le monde extérieur comme étant celui de l'homme (léger déséquilibre en terme de m² mais passons). Aussi, il était NORMAL qu'une fois rentré chez lui après une duuure journée de travail, l'époux dispose d'un endroit où se retirer, une pièce rien qu'à lui pour se reposer ou poursuivre ses profondes réflexions ultra intéressantes.


Bureau, man cave, atelier dans le fond du garage, "l'homme de la maison" a toujours eu droit à sa pièce pour faire ses affaires sans qu'on ne vienne l'y déranger.


Et la femme alors ? Elle est où, sa pièce ? Mais enfin Bernadette, une pièce pour quoi faire ?? D'abord, elle n'a rien à penser, la femme. Et puis elle aime tellement ça, passer l'aspirateur sous les meubles et surveiller le rôti dans la cuisine pendant que les enfants font la foire. Ma foi, c'est toute la maison, sa pièce ! Une femme vois-tu, elle AIME s'occuper du foyer et servir de soutien indefectible à son mari. Elle n'a pas de projet à elle, pas de rêve.


C'est sa famille, son rêve !




Beh oui mais si comme Macron, j'aime bien avoir mes propres PROJEEEEETS ?



Bah oui, si moi j'aime ça avoir des projets et que j'en veux une, de pièce ? Mon île, mon antre, mon SANCTUAIRE où entamer une méditation profonde sur la vie et sur ma raison d'être (bon ok, pour écrire, faire de la broderie et jouer aux Sims) ? Bon sang, même Superman, il a sa forteresse de solitude ! (au début j'avais mis "tour de solitude" mais je m'aperçois après vérification que non, le gars avait carrément UNE FORTERESSE)


Est-ce égoïste de vouloir une pièce et du temps à soi pour faire des activités dédiées à son bien-être et à son épanouissement personnel (que ce soit de grandes oeuvres intellectuelles ou des occupations triviales) ? Oui. Mais moi je trouve ça bien, d'être égoïste. C'est salutaire, ça vous sauve une santé mentale, de penser à soi. Ça vous évite de vous réveiller un matin en vous demandant "Mais meeerde, qu'est-ce que j'ai fais de ma vie, où est passé ma jeuneeeeesse ??".



Avoir mon espace et du temps pour moi, c'était plus qu'un caprice. C'était une nécessité. Et vivre en couple ne change rien au besoin de se retrouver seule, peu importe à quel point on est amoureuse. La femme n'a pas à être disponible en tout temps pour son couple ou à n'avoir pour seul projet que de se dédier à son foyer. Nous aussi on a une vie, nous aussi on veut faire des TRUCS.


Alors laissons-nous du temps et un endroit pour bouiner (ouais c'est un vrai mot), pour bidouiller, pour bricoler ! Pour ma part je trouve que loin de nous diviser (la fameuse peur d'une société qui tomberait en morceaux sans femmes pour réunir la famille autour d'un rôti), cela nous permet de nous épanouir par nos propres moyens, en enlevant au passage la pression "au couple" de nous stimuler à lui seul au quotidien.



sex and the city carrie mange un cupcacke avec miranda

Un soir, prenant un cocktail avec mon copain (oui on adore se croire dans Mad Men), ce dernier m'annonce : "Au fait, j'ai vu Jean-Pierre cette semaine (bon il ne s'appelle pas Jean-Pierre, mais on va faire genre), il va se marier !"


Soulèvement de sourcil, je fais tourner les glaçons dans mon verre. C'est que ça ne fait pas longtemps qu'il est avec sa copine, le Jean-Pierre ! Alors je questionne, suspicieuse (#grossecommère). Est-ce une décision qu'ils ont pris ensemble ? L'a-t-il demandé en mariage ? Si oui, comment ? Était-ce romantique, loufoque, glissé après un "Chérie tu m'passes le sel ?". Oh mon dieu, EST-ELLE ENCEINTE ?? (ok, #grosseGROSSEcommère)


Haussement d'épaules, mon compagnon de cocktail me dévisage avec l'oeil vide du poisson carpe. "Baaah, ché pas." M'enfin, comme ose-t-il me rapporter une information aussi croustillante en omettant de récolter les petits détails qui font le sel, le petit piquant des histoires ? À quoi bon faire des réunions cocktails s'il ne me rapporte que la moitié des infos, merde !


Je rétorque, moqueuse : "Comment tu peux poser si peu de questions quand un de tes meilleurs amis t'annonce une nouvelle aussi importante ? Enfin le gars va se marier quand même, il n'a pas changé de club de sport ! Vous vous êtes dit quoi au final ? Hey gros, je vais me marier. Ah ? Ok, cool. Cool." Il rit, reconnaissant que je ne suis pas loin du compte.


Cette anecdote vient soulever chez moi une idée reçue qui a longtemps végété dans mon esprit, tapie dans les méandres de mon inconscient mais ô combien ancrée : on serait-y pas meilleures en amitié, nous les femmes ?




Les femmes, spécialistes de l'intime et les hommes, Cro-Magnons de l'introspection



C'est bien connu, nous les femmes sommes éduquées dès notre tendre enfance à exprimer nos émotions avec un vocabulaire aussi riche qu'un eskimo en a pour désigner un flocon de neige (ce qui est une grosse légende urbaine apparemment, il n'existerait en réalité qu'une dizaine de mots en inuit pour désigner la neige).


Intronisées par la société comme "spécialistes de l'intime", nous sommes valorisées et encouragées à nous ouvrir à nos camarades d'infortune pour partager nos tracas du quotidien et nos pires tourments, le tout sans craindre d'être jugées (en même temps quand on creuse, on s'aperçoit vite qu'on vit toutes les mêmes moments de solitude).



Temples de la vie, gardiennes de la nature, nous sommes des fées connectées à nos émotions les plus profondes (en fait ça s'appelle le syndrome prémenstruel, m'enfin on en parlera dans un autre article). Nous bavassons autour d'une tasse de thé, grignotant quelques macarons en partageant nos états d'âme concernant nos amours, nos rêves les plus fous et nos désirs inavoués.


Et les hommes ? Admettons-le, hormis le foot, la bière et l'argent, de quoi pourraient-ils bien parler avec cette coquille vide qui leur sert de cœur ? Mouarf mouarf mouarf. Selon notre oppresseur bien aimé, j'ai nommé le patriarcat, les hommes ne doivent JAMAIS se montrer vulnérables, et limiter leur vocabulaire à : J'ai faim. J'ai froid. Je suis en colère.


Un ptit coup au moral ? Bien mal leur en prendrait d'en parler à un ami. Non non, si ça ne va pas, pars t'enfermer dans ta grotte ou noie-toi sous une tonne de travail, mais ne t'avise pas de dire réellement ce qui se passe dans ta vie ! Il faut que tu remontes la pente seul, comme un homme, un vrai, même si ça veut dire que tu pleureras en secret tous les matins dans ta voiture avant d'aller au travail...



Sommes-nous si cliché en matière d'amitié ?



Pas si sûr, mes chères consœurs ! Dans une étude sur l'amitié selon les genres, la sociologue Karen Walker démontre à l'aide de nombreux entretiens qu'entre la manière dont les gens perçoivent leurs amitiés et ce qu'ils partagent vraiment avec leurs ami.es, il y a parfois un large fossé.



Aussi, si nous sommes socialement encouragés à percevoir que nous parlons de sujets plus ou moins intimes selon notre genre, dans les faits, la sociologue remarque dans ses entrevues que les hommes peuvent parler entre eux de sujets drôlement intimes sans s'en rendre compte (problèmes de couple, de famille, sentiments...). De même, certaines femmes du panel ont révélé à travers leurs récits qu'elle pouvait adopter des comportements dit "non genrés" comme fréquenter des amies dans le cadre d'activités sportives, ou y aller mollo sur le partage d'informations concernant leur vie privée.


En bref, si l'on considère spontanément que nos amitiés correspondent bien aux stéréotypes du genre auquel on s'identifie, à savoir que les femmes partageraient tout et les hommes rien, on oublie souvent d'examiner la diversité des ami.es que l'on a dans notre entourage, et de quoi on cause vraiment avec eux.


Ce qui est également drôle à savoir, c'est qu'au même titre que le rose n'a pas toujours été la couleur des filles et le bleu, des garçons, et bien on a longtemps valorisé l'amitié entre hommes comme "noble", et considéré les femmes comme incapables de loyauté entre elles (les grosses fourbes quoi). Ce ne serait qu'à partir de la seconde vague du féminisme qu'on aurait valorisé l'amitié extraordinaire entre femmes (en mode "Beeeh non regardez, on se refile des tampons dans les toilettes, si c'est pas de l'amitié je ne m'appelle plus Ginette !").




Fait que... les hommes sont capables d'exprimer leurs émotions ?



Quand j'y réfléchis, j'arrive assez facilement à penser à des hommes dans mon entourage qui parlent de trucs intimes avec leurs copains (et qui m'ont tout répété ensuite, mais on ne juge pas, au contraire on adoooore !). Et de même, j'ai des amies avec lesquelles je ne parle pas forcément de ma vie, de mes soucis du quotidien, mais que je retrouve surtout pour faire une activité.


En somme, les stéréotypes ne sont JAMAIS complètement représentatifs de la diversité de nos amitiés et de nos comportements (et c'est d'ailleurs pour cela qu'on appelle ça : un stéréotype).


L'embêtant avec cette aveuglement partiel là, à se dire qu'on est sûrement plus doué à parler sentiments selon la tuyauterie qu'on a reçu à la naissance, c'est qu'encore une fois on est encouragé à charger la mule des femmes, cette fois-ci avec la bien nommée CHARGE ÉMOTIONNELLE. En effet, qui doit tirer les vers du nez de son chéri quand ça ne va pas , qui doit gérer les émotions des enfants sous prétexte que de toute façon, elles ont été mieux éduquées pour ça ? Bah NOUS, les fées des bois !! Alors qu'on le voit là, que les hommes sont capables ! (n'essayez pas de nous embrouiller)



Alors arrêtons de penser que parce qu'on est une femme, on est FORCÉMENT hyyyper bonnes à se confier et à parler sentiments, et que si l'on est un homme on n'est bon qu'à se regarder dans le blanc des yeux. Il n'y a qu'à regarder Occupation Double (téléréalité québécoise) pour constater que les hommes sont touuut à fait capable de parler relations amoureuses et sentiment toute la sainte journée.



Tout ça pour dire...que ?



ET BIEN tout ça pour dire, que QUAND ton meilleur ami t'annonce qu'il va se marier autour d'un verre, comme ça là avec un air faussement détaché, alors qu'en fait il t'a proposé de vous voir uniquement pour t'annoncer ça, que c'est quand même pas COMPLIQUÉ de lui poser deux ou trois questions plus personnelles, sur le ton de la confidence, pour ENSUITE venir tout me répéter ?? Si ?? MERDE !



Bienvenue

Je m'appelle Pauline, expatriée à Montréal et blogueuse depuis 2019.

Féministe, accro au curry végé, à la broderie et aux friperies, je suis aussi malpolie, tétue et un véritable danger public à vélo.

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